Pour sentir l'air affluer tellement fort dans mon cerveau que je n'aurai même plus la concentration necessaire à penser.
Courrir a en tomber par terre.
On y a tellement pensé et on y a tellement cru. Evidemment, le jour où on tombe ca fait mal. J'aimerai bien dire des trucs qui sortent de l'ordinaire, qui donnent envie de se lever et de dire " aller, on y va, on se bouge maintenant!" mais j'en suis pas vraiment capable.
Je me souviens des lecons de morales que je faisais a manu quand elle me disait que rien etait important. Mais peut-etre que maintenant je comprend.
J'ai désormais l'impression qu'énormement de choses sont vaines. Et pourtant, je suis toujours là, à ecrire, à tenter jour apres jour de vivre comme bon me semble avec cette liberté qui m'a tant manqué depuis toute jeune jusqu'a mes dix sept ans.
Mais malgré tout, j'ai été décue. Une premiere fois où j'ai tenté de me relever mais où la remontée a été décidement bien longue. Puis une deuxieme, où la remontée sera certainement plus rapide mais qui laisse une traînée bien plus amère derriere elle.
On est souvent dégouté, on est souvent décu, même par ses amis, et on se sent de plus en plus seul. On s'enferme, on construit "des barrieres et des pont et des portes". On s'isole.
Je dois avoir l'air désesperement pathétique n'est ce pas ?
Pourtant, je me lève encore chaque jour, même si parfois j'ai envie d'aller me recoucher. je continue de rencontrer des gens fabuleux, de voir, de sentir, de découvrir, de discuter, d'aimer (a moindre mesure, evidemment), de m'enerver. Je continue de vivre.
J'ai pendant un moment eu l'impression que les gens ne me comprenait pas. Aujourd'hui je pense que chacun ressent les mêmes choses, que personne ne ressent mieux ou plus fort. Personne ne vaut plus ou moins. Je ne suis pas exceptionelle. Je ne suis pas une ordure non plus. Je souffre, mais les autres aussi. Je suis parfois heureuse et ça par contre j'aime l'être avec les autres.
Je continue de vivre. Même si je sais pas trop pourquoi. On se demande souvent ce qui vaut la peine dêtre vécu dans cette vie.
J'aimerai un jour mettre le doigt sur ce qui me permet, après chaque chute, de me relever une nouvelle fois, avec toujours plus de balafres mais de malgré tout mettre toujours un pied devant l'autre. Parce que peut-etre que c'est ça qui est important.





